Ces déplacements de population font suite à de nouveaux affrontements opposant les groupes armés CODECO et Convention pour la Révolution Populaire (CRP), ainsi qu’à des combats entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la CRP.
À Rhoe, plus de 3 000 civils se sont regroupés aux abords de la base de la MONUSCO pour y chercher protection après les violences survenues dimanche. Selon la Mission onusienne, des combattants de la CODECO qui tentaient de s’approcher du site de déplacés de Rhoe ont été repoussés grâce à l’intervention des Casques bleus.
Des échanges de tirs entre les forces de la MONUSCO et des éléments de la CODECO ont également été signalés dans la localité de Blukwa.
La MONUSCO indique par ailleurs que son équipe médicale a pris en charge sept civils blessés lors des affrontements. Plusieurs personnes déplacées ont affirmé que la présence des Casques bleus leur permettait de se sentir davantage en sécurité face à la menace persistante des groupes armés.
Près de 2 000 déplacés accueillis à Gina
À Gina, située à une trentaine de kilomètres de Bunia, près de 2 000 autres civils ont trouvé refuge à proximité de la base de la MONUSCO.
Face à une situation sécuritaire dégradée depuis une semaine dans cette zone, les Casques bleus ont renforcé leurs opérations de sécurisation. Les patrouilles se poursuivent notamment sur les axes Panga Panga, Risasi, Gina et Nyampala, ainsi que le long de la Route nationale numéro 27.
Selon la MONUSCO, ces opérations visent à protéger les populations civiles, prévenir de nouvelles attaques et rassurer les communautés affectées par l’insécurité.
La Mission onusienne souligne avoir intensifié ses patrouilles autour des zones touchées par les violences afin de renforcer la sécurité des déplacés. Alors que la situation demeure fragile, certains civils ont néanmoins commencé à regagner progressivement leurs villages d’origine.
